Glace à l’avocat

Catégorie Cuisine le 29 juillet 2015 par Marion — Soyez le premier à commenter !

Je vais plusieurs fois par semaine au marché Jean-Talon, mais le problème avec ce marché, c’est qu’il faut avoir du liquide sur soi… chose que j’ai rarement (ou en petite quantité). Y’a bien un distributeur sur place mais H.E.Y. là ! Desjardins qui me vole prend 4,50$ à chaque fois que je me sers de sa machine, moi ça m’énerve un brin ! Y’a un manque cruel de distributeurs BMO dans le quartier en plus, donc en général je me pointe au marché avec un pauvre 20$ et il faut ruser pour faire les courses 😀

Hier j’étais contente j’avais plein de sous, je commence par Mondiana (qui prend les cartes), mais comme la chance n’était pas de mon côté leur terminal de carte ne fonctionnait pas… me voilà donc ressortie de là avec presque plus rien dans les poches… super !

Quand c’est comme ça, je fais le tour du marché en regardant dans les recoins et en bas des étals… là où y’a les promos ! Je sais pas si vous avez déjà pris le temps de regarder mais ça vaut vraiment la peine ! En général ce sont des fruits et légumes en fin de vie ou pas calibrés, mais encore très bons.

Je vais pas vous faire le détail de mon épicerie mais hier j’ai eu 3 avocats pour 1$ ! J’étais bien contente de moi… évidemment à ce prix ils étaient à consommer de suite, voire carrément déjà en guacamole donc il me fallait leur trouver une utilité très rapidement.

Il fait chaud en ce moment, TRÈS chaud même… une petite glace s’imposait, et je tombe sur cette recette !

Parfait ! Ca permet de passer 2 avocats sur les 3, de ne pas allumer le poêle (parce que fait déjà ben trop chaud dans la cuisine) et de se rafraîchir rapidement (encore plus rapidement si ma sorbetière avait été prête à l’emploi, mais bon… ma faute !)

J’ai fait quelques ajustements que voici :

2 avocats bien mûrs (entre 250 et 300 g de chair)
200 ml de lait de riz à la vanille
Le jus d’1 citron vert
2 ou 3 cuillerées à soupe de cassonade
1 grosse cuillerée à soupe de purée d’amande

La reste est ultra simple : on met tout ça dans un blender ou un robot et on mixe jusqu’à obtenir une consistance lisse.

Moi j’ai ajouté quelques carrés de chocolat concassés en petits morceaux et j’ai mis le tout au congélateur en remuant toutes les heures (si vous avez une sorbetière, c’est là que normalement, ça va beaucoup plus vite).

Un résultat délicieux, fruité et gourmand parfait pour une chaude soirée d’été !

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Amie des peluches

Catégorie Famille le 11 juillet 2015 par Marion — 1 commentaire

C’est un complot je vous dis…

Quand TiBibou est né j’ai reçu (enfin IL a reçu) une quantité astronomique de cadeaux… de la part des amis, des cousins, des tantes… et de gens que je ne connaissais même pas (collègues de ma maman par exemple !)… il a reçu des vêtements, des livres, des jouets ET… des peluches ! Beaucoup beaucoup de peluches (vraiment !). Problème : il n’a jamais aimé les peluches ni joué avec ! Enfin vers 2 ans il s’est choisi un ou deux doudous avec lesquels il dort mais c’est tout. Ils sont là pour la nuit et après ils sont abandonné dans un coin (si possible un recoin même, histoire qu’on les cherche pendant un quart d’heure tous les soirs au moment du coucher ! Mais bref… c’est un autre débat)

TiteCocotte a reçu beaucoup moins de choses (le deuxième enfant c’est comme un peu du réchauffé hein 😛 ) mais au moins quand on avait l’occasion de me demander ce que je voulais pour elle, je disais essentiellement des vêtements ! Sexe différent, saison différente, déménagement au milieu : il me restait pas grand chose dans la garde-robe version mini ! Pas trop de livres ni de jouets (parce qu’on déménageait) et PAS de peluches !

Finalement j’ai reçu des vêtements, et quand même quelques livres et quelques jouets et… quelques peluches aussi (faut croire que c’est difficile de résister quand on en voit des cute en magasin 😛 ) mais en quantité très modeste donc bon… je ne me suis pas formalisée… et ben vous savez quoi ?? Elle ADORE les peluches, leur faire des câlins, les balader, tout ça, elle tripe ! Une véritable conspiration contre les parents c’est pas possible autrement ! Enfin au moins les nounours qui s’ennuient depuis presque 5 ans vont enfin avoir une vie 😉

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Celle qui cumulait…

Catégorie Famille le 9 juillet 2015 par Marion — Soyez le premier à commenter !

Attention ce billet est à prendre avec des pincettes et du recul, j’ai bien conscience qu’il y a des choses bien plus graves dans la vie et qu’on la chance d’avoir des enfants en santé… tout ce qu’ils ont/ont eu est banal/bénin/a été soigné/est plus ou moins sous contrôle, mais bon… 😛

 

Sérieusement c’est quoi l’idée TiteCocotte ? D’abord la malformation cardiaque, puis l’angiome, puis les bronchiolites… sans oublier les pertes de connaissances post-chutes (et elle n’est même pas encore sur 2 pattes, c’est pour dire qu’on a encore une grosse marge niveau gamelles en tous genres !)

On peut-tu arrêter, là ?

On est en plein été, Mademoiselle a une bronchiolite (assez violente pour nous avoir propulsé à Ste Justine en pleine nuit !)… dans 2 mois elle commence la garderie à temps plein, pile poil pour le début de l’automne et de l’ouverture officielle de la grande saison des microbes/virus/bactéries ! Ô joie, je sens qu’on va s’amuser !

Cela dit on a eu un précédent pas trop pire avec le grand frère qui avait réussi à transformer notre semaine de vacances à Cuba en test grandeur nature du système de santé local, mais là j’avoue qu’elle frappe encore plus fort…

Je pense que c’est un complot mondial pour nous en faire voir des vertes et des pas mûres ! On aurait peut-être dû faire exploser le budget et acheter une propriété dans les 500 mètres autour de Ste Justine en fait, finalement !

Heureusement qu’on les aime, ces p’tites bêtes là 😉

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Il y a 3 ans, il y a 1 an… petit bilan

Catégorie Général le 3 juillet 2015 par Marion — 2 commentaires

Il y a 3 ans, on quittait le Québec pour l’aventure luxembourgeoise et c’était un réel déchirement de tout quitter pour tout recommencer, dans un pays inconnu…

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Il y a 1 an on quittait le Luxembourg pour revenir s’installer ici… mais encore une fois tout était à reconstruire, j’étais en panique totale, et la montagne me paraissant infranchissable… tout remettre dans des boîtes, toute notre vie, encore… gérer un bébé de quelques mois et la dépression post-partum qui est arrivée en même temps que le-dit bébé, gérer un enfant de 3 ans et demi ô combien angoissé par le changement, et surtout se lancer dans l’inconnu, encore, même si c’était sur une terre connue. Car je ne quittais pas seulement un pays, un continent, une nouvelle vie à peine reconstruite, je quittais aussi le monde de l’entreprise. Pas que l’expérience luxembourgeoise ait été mauvaise de ce côté chez le géant de la vente en ligne, mais l’envie de travailler à mon compte était plus forte et allait enfin se concrétiser après 7 ans de bons et loyaux services en tant que traductrice salariée.

Un an après, quel est le bilan de notre retour dans la Belle-Province ?

Et bien je ne regrette pas du tout ! Certes je travaille à temps très très partiel, mais quel bonheur de pouvoir encore passer mes journées avec ma poulette ! J’ai passé 11 mois avec son frère, puis il est resté « enfant unique à sa môman » jusqu’à ses 3 ans et demi, alors ça méritait bien que je m’occupe d’elle pendant 18 mois… mon bébé, mon dernier bébé en plus ! Je considère ça comme une chance incroyable de pouvoir la voir grandir tout en travaillant comme je peux (siestes, soirées…). D’ici 2 mois elle va rejoindre son grand frère à la garderie et je vais pouvoir mieux m’organiser au niveau du travail, une page va se tourner et une nouvelle étape va encore commencer.

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Financièrement, la donne a changé, c’est certain, mais bon, avec deux enfants, on va drôlement moins au resto, ciné etc. donc l’un dans l’autre on s’y retrouve et la qualité de vie qui accompagne cette nouvelle organisation de la famille n’a pas de prix à mes yeux. Ne pas se stresser le matin, ne pas imposer un rythme difficile aux enfants, c’est plutôt sympa j’avoue ! Ils ont bien le temps de se lever tôt et se dépêcher le matin pour être à l’heure à l’école. En attendant on sort rarement de la maison avant 8h30-9h et à 17h30 gros max on est de retour, c’est chouette, ne nous le cachons pas. Je crois que j’ai pas mal été traumatisée par le rythme bouchon-boulot-dodo luxembourgeois !

Je n’exclus pas pour autant un retour dans le monde de l’entreprise un jour, quand ils seront plus grands… qui sait de quoi demain sera fait, après tout ?

Je suis aussi ravie d’avoir retrouvé la douceur de vivre montréalaise, surtout depuis que le printemps, puis l’été se sont installés… des fois je regarde 3 ans en arrière et je me demande comment on a pu prendre cette décision de partir ! Cela-dit, là-aussi aucun regret, car cette parenthèse de 2 ans nous a permis d’y voir plus clair sur bien des aspects de notre vie, mais j’ai beaucoup de difficulté maintenant à me voir vivre dans une autre ville que Montréal… encore que là, l’avenir nous réservera peut-être encore bien des surprises 😉


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Presque tous les jours au détour des rues de mon quartier, je savoure la chance que j’ai de vivre dans cette ville à la fois calme et tourbillonnante, familiale tout en étant jeune et dynamique, cosmopolite, mais sans les tensions qui vont trop souvent avec ce terme, une ville humaine, agréable, chaleureuse… que les montréalais m’ont manquée ! J’y pense à chaque fois que je discute quelques minutes avec quelqu’un dans le bus, à chaque fois que quelqu’un fait un coucou à mon bébé… OK des fois cette proximité au sein de la population locale est un peu pénible quand on a envie d’être dans sa bulle ou que les gens se permettent un peu trop de « gouzi gouzi » avec ma progéniture, mais dans l’ensemble, c’est toujours plus sympa que notre quotidien pendant 2 ans au Luxembourg où les contacts humains nous semblaient si froids et distants ! Et que dire du fait que je vis tout près du marché Jean Talon ! Il m’a tellement manqué, j’ai l’impression de rattraper le temps perdu en y passant plusieurs heures par semaine…

Le Luxembourg nous paraît donc loin, très loin derrière nous, un peu comme si notre vie avait été mise entre parenthèse pendant 2 ans, c’est assez difficile à décrire comme sentiment. L’impression d’avoir vécu comme dans une sorte d’univers parallèle, que c’était pas vraiment nous là-bas… L’appartement à Strassen, mon bureau chez Amaz*n, cette météo toujours épouvantable, tout ça me paraît à des années lumières et presque irréel… y’a juste deux choses qui me manquent finalement, nos journées à Trèves parce que c’est quand même une très chouette ville, et la crèche de notre grand garçon qui était un véritable petit rayon de soleil au milieu de la grisaille 😉

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En attendant dans quelques mois je vais fêter mes 10 ans d’expatriation… 10 ans bientôt que j’ai atterri avec mes valises à Montréal… si j’avais pu ne serait-ce qu’imaginer 1 % de ce qui s’est passé depuis 2005… ! 

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Chacun sa chambre…

Catégorie À la maison, Famille le 22 juin 2015 par Marion — Soyez le premier à commenter !

Ça y est… après 14 mois de squattage, la petite dernière a enfin sa chambre, son espace, son univers… autant j’ai aimé l’avoir avec moi, autant il était grandement temps qu’elle déguerpisse 😉

On avait passé son frère sans sa chambre à 4 mois (enfin bref passons sur les 2 ans et demi qui ont suivi hein !) mais là, ça a été plus compliqué à gérer… Quand elle est née (dans notre vie parallèle qu’on a comme oubliée : au Luxembourg), on n’avait que deux chambres dans l’appartement et comme de toute façon comme je ne sais pas faire des bébés qui font leurs nuits rapidement avec l’allaitement, c’était plus simple de l’avoir près de nous. On avait donc installé son petit couffin au sol : nickel ! D’ailleurs dans ce temps-là, elle dormait plutôt bien.

Puis on a quitté le Luxembourg, squatté chez Papi Jean quelques semaines, puis chez Emilie et Yann quelques autres semaines donc le cododo a continué…

Début octobre nous emménagions dans notre grand 6 et demi… et qui dit 6 et demi dit 3 chambres ! Ca aurait donc dû être simple et rapide… mais non !

Non car Mamie Gisèle nous a rapidement informés qu’elle allait venir nous rendre visite en novembre. La 3e chambre allait donc devenir une chambre d’amis encore quelques temps. Pas de souci, on installe un BZ dans la chambre et la bassinette au pied de notre lit…

Et puis et puis… on a laissé traîner les choses en longueur, et puis c’est Tonton qui a débarqué pour les vacances, et puis c’est nous qui sommes partis en vacances…

Bref mi-juin, nous sommes de retour et on n’est peut plus… des multiples réveils, des pleurs (qu’on peut difficilement ignorer en étant à 2 mètres…). Problème : la chambre sert plus de débarras qu’autre chose, y’a pas de rideaux à la fenêtre… et ben qu’à cela ne tienne, en 2 jours c’était plié, rangé, décoré, aménagé, « rideauté » !!!

La demoiselle a donc maintenant son espace, et elle l’aime ! Les nuits de passent de mieux en mieux et elle adore aller jouer ou regarder des livres dans sa chambre ! Tout le monde dort mieux et tout le monde est de meilleure humeur le matin 😉

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Quand bébé perd connaissance…

Catégorie Famille le 26 mai 2015 par Marion — 1 commentaire

Quand on devient parent, il faut avoir le cœur bien accroché entre les chutes, les rencontres front contre coin de table, la nourriture qui passe de travers, etc.

J’ai eu la chance d’avoir un premier enfant TRÈS calme dans ce domaine… pas casse-cou pour deux sous, peu moteur, plutôt prudent voire trouillard, j’ai très rarement dû sortir le tube d’Arnica, je suis allée juste une fois aux urgences après une chute depuis une chaise, « cascade » qu’il n’a jamais réitéré, d’ailleurs du coup il a su descendre seul d’une chaise vers 2 ans et demi seulement !

La petite sœur est bien plus téméraire… elle a soufflé sa première bougie le mois dernier et elle sait très bien monter sur le lit, les escaliers, les modules de jeu au parc, etc. Autrement dit il faut la surveiller comme le lait sur le feu ! Elle est hyper rapide… par contre elle reste quand même prudente je trouve, elle se lance mais on sent qu’elle mesure tout de même un peu les risques. Pas complètement folledingue quand même 😛

Bref pour faire court elle se prend un peu plus de bûches que son frère, déjà quelques bosses et bleus à son actif mais finalement on gère pas trop mal la mini-tornade… jusqu’à mardi !

Alors qu’elle était tranquillement assise par terre dans la cuisine, on ne sait pas trop comment elle s’y est prise mais toujours est-il qu’en une fraction de seconde, on passe d’un bébé qui rigole à un gros « boum »… bébé est sur le dos, venant de perdre l’équilibre et de frapper le carrelage avec l’arrière de sa tête ! Jusque là bon… on va dire que c’est une scène déjà vue, je me précipite donc pour la prendre dans mes bras, elle ouvre grand la bouche… le fameux « cri silencieux » qui précède souvent un cri à vous décoller les tympans et que tous les parents connaissent bien…

… sauf que, alors que j’attends LE cri, elle s’arrête net… tout s’arrête en fait, elle se transforme en poupée de chiffon ! H.O.R.R.E.U.R ! Sur le coup je l’appelle, elle revient à elle une fraction de seconde mais ne crie pas, son regard est vide et elle re-sombre quasiment immédiatement, elle me bouge plus du tout ! Là c’est la panique, je crie à ma mère d’appeler le SAMU pendant que je lui mets des claques en hurlant pour qu’elle « revienne »… les secondes sont tout simplement interminables, c’est la panique et ma mère est encore plus paniquée que moi, elle court chez la voisine chercher l’infirmière qui est justement là pour s’occuper de son mari.

Après quelques claques, TiteCocotte revient enfin à elle et là, hurle comme il se doit… je suis assise par terre, elle est dans mes bras en train de crier sa vie, l’infirmière est là et nous confirme qu’il faut qu’on aille à l’hôpital… le SAMU nous conseille aussi de nous y rendre, ça ira plus vite que d’attendre une ambulance.

Nous voilà partis pour un petit 20 minutes de route. La petite s’est endormie sitôt installée dans l’auto. Je monte donc à l’arrière avec elle pour vérifier qu’elle va bien et respire bien pendant le trajet.

Nous sommes pris en charge immédiatement par le service d’urgences pédiatrique. On voit un infirmier qui prend son pouls, sa tension, sa saturation… tout est beau ! On lui amène ensuite un repas, non seulement car il est 13h et qu’elle n’a pas encore mangé et ensuite pour voir si elle vomit ou pas suite au choc… Le médecin vient ensuite regarder un peu son crâne, ses pupilles, me poser quelques questions. Tout est beau, elle rit, elle joue, elle se promène comme si de rien n’était. Bref une radio n’apporterait bien, un scanner n’est indiqué que si on constate un souci et qu’on veut investiguer. On me dit qu’on peut la garder en observation si je le souhaite mais non merci… on va surveiller à la maison du coup !

Une heure plus tard nous sommes donc dehors (moyennant la modique somme de… 28 euro !) et rien ne paraît.

Bref on passe la journée à la surveiller et en discutant avec d’autres mamans sur un groupe Facebook, on me parle de la « forme blanche du spasme du sanglot« …

Kécéssé ça ???

Une « réaction disproportionnée du système nerveux » qui fait que l’enfant perd connaissance, ne respire plus… bref la joie totale pour un parent !!! Toutes les lectures que j’ai faite disent la même chose : ne paniquez pas, ce n’est pas grave. HA HA ! Non mais sérieusement y’a des parents dignes de ce nom qui restent calme devant son enfant qui ne répond plus/respire plus ??? J’ai un peu de mal à imaginer le concept en fait !

Enfin effectivement les symptômes correspondent bien donc je pense que c’est sans doute ce qui s’est produit, ce qui expliquerait aussi le fait que les médecins ne semblaient pas du tout alarmés à l’hôpital (par contre ils auraient pu me parler de ça plutôt que de me poser 10 000 questions sur le Québec quand ils ont vu d’où on venait 😉 )

J’espère juste qu’elle ne va pas nous refaire le coup… jamais jamais ! Sinon c’est mon cœur à moi qui va lâcher !

Voyager avec deux jeunes enfants

Catégorie Balade le 17 mai 2015 par Marion — 1 commentaire

J’avoue que ça me stressait un peu… je suis déjà naturellement stressée dans un avion alors gérer mon stress en plus de gérer deux enfants et une nuit blanche, c’était pas gagné !

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Le grand ne m’inquiétait pas tellement… la petite en revanche ! D’ailleurs allant à l’encontre de tous mes principes et ayant acheté du Benadryl sur les recommandations de mon médecin car TiteCocotte allait goûter aux fruits de mer pendant ses vacances, j’ai décidé de lui en donner une dose avant le vol… effet nul : ça ne l’a pas endormi plus que ça ! (mais au moins ça n’a pas non plus eu l’effet inverse de l’exciter c’est déjà ça de pris).

Décollage prévu à 17h50 donc… tout se passe bien dans la salle d’embarquement, y’a des jeux pour les enfants, bref ambiance calme et relax…

L’embarquement se passe bien aussi. On entre dans les derniers dans l’avion comme d’habitude (c’est quoi l’idée de demander aux famille d’entrer en premier pour être coincés dans 30 cm carrés une heure de plus que la durée du vol déjà suffisamment longue ??), on s’installe. A côté de nous un jeune homme d’une vingtaine d’année mais qui ne semble pas stressé de partager sa rangée avec nous, il discute direct avec TiBibou… tout va bien !

L’avion roule sur la piste pour aller se mettre en position. C’est là un moment délicat car tout le monde doit être attaché, personne ne doit se balader et bébé doit être face à maman et ne pas essayer de se carapater… autant dire que ça n’a pas plu à la demoiselle qui a pleuré sa vie pendant quelques minutes, le temps que l’avion mette les gaz et décolle où elle s’est endormie ! Ouf 😉

S’ensuivent donc 2h de paix. La miss dort et le fiston fait ses jeux et coloriages Air Transat, puis on nous sert à manger (les enfants en premier : pâtes ! Cool !) Enfin 2h de paix troublées quand même mais pas par un enfant pour le coup 😛 Au bout d’1h30 en effet on entend « à l’aide, HELP, quelqu’un, viiiiiite ! » G.L.O.U.P.S ! Tsé quand l’avion est un endroit hyper anxiogène, ça stresse un brin ce genre de phrase !

Une dame assise 2 rangs devant moi est en train de faire un malaise ! On lui applique donc de l’eau fraîche sur le visage, un infirmière est avec elle, elle reprend ses esprits petit à petit, puis quelques minutes plus tard, l’hôtesse fait un appel micro : on a besoin d’un médecin ! Et m**** ! On est genre au-dessus de Terre-Neuve et je sens le truc gros comme une maison : on va devoir atterrir et repartir plus tard. Et comment dire ? Seule avec les deux gnomes c’est un peu le scénario catastrophe !

Heureusement un médecin est bel et bien à bord, la dame fait un choc vagal, rien de bien grave, elle restera couchée au sol avec prise de tension régulière pendant le reste du vol : pas besoin de s’arrêter en route : ouf !

Au bout de 2h de vol TiteCocotte se réveille. Elle est tranquille, tout va bien, malgré le peu d’espace pour bouger… Son frère commence à trouver le temps long lui, ça râle, on essaie de jouer un peu, pas facile. Je lui dis qu’il devrait essayer de dormir mais il n’y arrive pas en étant assis donc je lui laisse mon siège, le voilà qui s’assoupit rapidement tandis que moi je suis debout, la cocotte dans le porte-bébé à me dandiner pour essayer de la rendormir… les minutes s’écoulent… les gens dorment ou écoutent le film, elle est calme et je la sens ENFIN vaciller… elle s’endort, je le sens… et puis… et puis… les lumières se rallument violemment et les hauts-parleurs de l’avion annoncent bien fort « mesdames et messieurs il est présentement 4h45, nous allons bientôt amorcer la descente vers Bordeaux, nous allons donc vous servir un petit déjeuner etc. » ! Sursaut, yeux grands ouverts… tous mes efforts réduits à néant ! Je tasse un peu TiBibou qui dort profondément lui, pour me rasseoir avant que les hôtesses et stewards ne débarquent avec le chariot de thé et café, puis duty free etc.

Je réveille le grand pour qu’il se rassoit et s’attache, il est dans le gaz le pauvre, mais sa soeur ne s’est toujours pas rendormie et moi je n’ai pas pu ne serait-ce que fermer un demi oeil, l’avion descend, pose les roues, freine… puis roule vers l’aérogare… moment choisi pour la miss pour sombrer dans les bras de Morphée ! Évidemment !

Enfin au moins ça permet de ranger les affaires tranquillement pendant que l’avion se vide. On sort très vite de l’appareil, un petit couloir et deux escalators plus loin on est déjà à la douane ! Ça là c’est vraiment le genre de choses qui ne vous donne plus du tout envie d’aller atterrir à Roissy, tellement c’est plus rapide dans un petit aéroport de province !

Je sors les passeports… on ne me pose aucune question alors que je voyage seule avec deux enfants qui ne portent pas le même nom que moi. On ne me demande ni le livret de famille, ni la lettre de l’autre parent comme quoi je ne suis pas en train de me barrer à l’étranger avec eux, bref la seule chose qui diffère entre un ressortissant français et un canadien c’est qu’on nous met un tampon dans le passeport !

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Les bagages ont eux aussi été récupérés rapidement et on a pu retrouver papi et mamie dans la foulée !

En bref pour résumer : voyage bien géré, des enfants cool malgré des dodos non coordonnés dans l’avion, un voyage en partie debout mais que ne ferait-on pas pour leur confort ? 😉 Je suis quand même contente de faire le retour avec mon chéri !

Acheter un plex à Montréal

Catégorie À la maison, Vie montréalaise le 11 mai 2015 par Marion — 1 commentaire

Ça y est c’est officiel c’est signé, nous sommes de retour dans le monde des propriétaires !

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En 2009 nous avions acheté un condo tout ce qu’il y a de plus classique dans Montréal, 2 chambres, cuisine ouverte, petite salle de bains, et balcons en avant en arrière avec escalier de secours. Depuis la famille s’est agrandie et avec deux enfants, nous ne voulions plus d’un condo (difficile d’en trouver avec plus de 2 chambres ou alors à des prix frôlant l’indécence !).

Nous ne voulions pas d’une maison non plus pour plusieurs raisons personnelles… nous avons donc assez rapidement orienté notre choix vers un plex, à savoir un immeuble à logement, sans trop savoir si ça serait plutôt un duplex (deux appartements), un triplex (3 appartements) ou un quintuplex (cinq appartements). Nous avions volontairement mis de côté les quadruplex (4 appartements donc) car ce sont souvent des blocs de 4 petits appartements style 4 1/2 (une chambre voire deux à la limite mais petites).

Les recherches ont commencé en janvier, dès que mon chum a décroché son emploi et qu’on se sentait suffisamment bien réinstallé à Montréal pour commencer à nous y mettre.

Première étape : la banque

Avant de commencer à chercher quoi que ce soit, il vaut mieux savoir combien la banque est prête à nous prêter, histoire de connaître nos limites et donc de regarder les annonces appropriées. On a donc demandé une pré-approbation, afin de montrer éventuellement aux propriétaires qu’on avait les moyens d’acheter ce qu’on visitait.

Deuxième étape : délimiter un secteur de recherches

On a tout simplement pris une carte de Montréal et on a fait un tracé englobant les quartiers qui nous intéressaient. Ça a pas mal fluctué au fil des semaines et des visites finalement (en fait le périmètre a surtout été fortement rétréci 😉 ) mais ça donne une limite à ne PAS dépasser… pour l’étape suivante !

Troisième étape : appeler son agent

… ou en trouver un si vous n’en avez pas. C’est pas obligatoire, mais bon, force est de constater que c’est quand même moins de trouble, il gère les négociations, la paperasse, voire les gros ennuis (souvenirs de la vente du condo il y a quelques années !) Quand on achète en plus, c’est de toute façon le vendeur qui paie la commission (à moins que le vendeur n’ait pas d’agent mais ça ne concerne pas la majorité des transactions), donc pourquoi se priver ?! Nous avons donc contacté NOS agents (et oui, on en a deux, ce sont des amis en fait !) et nous leur avons fait part de nos projets pour qu’ils commencent les recherches. Nous cherchions également de notre côté, histoire de ne passer à côté d’aucune bonne affaire

Quatrième étape : visiter

Dans notre cas, on a commencé par visiter des duplex. C’est moins cher mais au bout de quelques visites, on s’est rendu compte que c’était moins rentable. Quand on achète un plex, c’est dans le but d’avoir des revenus pour nous aider à payer l’hypothèque, si le seul revenu que vous avez est faible, c’est pas super intéressant… Et si le seul locataire que vous avez ne paie pas, vous êtes plus rapidement dans la panade. Une fois ce constat fait, et comme on avait la possibilité d’acheter plus gros, on s’est orienté vers les triplex et les quintuplex. Nous avions pas mal de critères et même en faisant des compromis, on ne trouvait vraiment rien qui nous plaise. Je passe sur les visites sous l’œil accueillant d’un pitbull, les sous-sol ressemblant à une piscine intérieure tellement les infiltrations d’eau étaient importantes, les sous-sol non aménageables alors que l’annonce dit le contraire, les taudis où tout serait à casser… assez décourageant merci !

Cinquième étape : négocier

Ça y est vous avez trouvé le plex de vos rêves, comme nous ? Mais évidemment vous vous en doutez, vous n’êtes pas les seuls sur le coup, et là, le stress embarque +++ ! C’est ce qui nous est arrivé ! On a fini par jeter notre dévolu sur un quadruplex, comme quoi, finalement hein ! Qui l’eut cru ! L’annonce était très alléchante, nous allons donc visiter l’immeuble par un beau dimanche matin ensoleillé ! Sur place, c’est aussi chouette qu’en photo, la propriétaire a fait beaucoup de travaux en 10 ans. Oui il y a aurait quelques améliorations et changements à apporter mais il nous plaît et on le veut 😀 Et là on apprend qu’à peu près tous les gens qui ont visité vont faire une offre… G.L.O.U.P.S ! C’est là l’avantage d’avoir un agent, il va vous être d’une aide précieuse pour proposer le bon prix et vous « vendre » auprès du vendeur.

On a très vite vu que le prix demandé était en-dessous du prix du marché, on savait donc qu’il allait falloir surenchérir pour avoir une chance de l’avoir, mais de combien ? Après une petite étude de marché du secteur, on définit un prix raisonnable. Puis on se dit que si on pense ça, d’autres vont penser comme nous, donc on décide de mettre encore une petite coche au-dessus, mais en se fixant une limite au-delà de laquelle, si quelqu’un d’autre voit son offre acceptée, on n’aura pas de regrets.

La nuit portant conseil, on attend le lendemain pour remplir les papiers de l’offre et laisser notre agent aller au charbon et défendre notre dossier.

Et si vous avez de la chance et un super agent comme nous : ça passe !

Et là, vous êtes trop contents, vous n’y croyez même pas, c’est trooop biiiiiiiiiien ! Hiiiiyeahhhh ! 😛

Hop hop hop on redescend sur Terre

Sixième étape : l’inspection en bâtiment

Dans notre cas, elle avait été faite par la vendeuse avant la mise en vente, mais de manière très professionnelle avec vidéos à l’appui et gros dossier donc on a décidé de faire confiance et de ne pas en refaire une 2e mais dans la plupart des cas, c’est à l’acheteur de faire faire cette inspection (compter entre 500 et 1000 $ en gros). L’inspecteur va aller fouiner dans les moindres recoins de la bâtisse et vous fournir un rapport qui vous permettra de faire baisser le prix si vous constatez qu’il y a beaucoup de gros travaux à faire, ou carrément de vous désister si c’est vraiment trop important.

Septième étape : l’évaluation par la banque

Dans certains cas, la banque peut décider d’envoyer un évaluateur pour voir si vous avez acheté au bon prix et si elle va vous prêter ce qu’elle avait l’intention de vous prêter. Si la banque considère que vous avez acheté trop cher, elle peut demander de mettre un apport supplémentaire. Nous ne savions pas tout ça, mais du coup nous avions gardé un peu de réserve sous le coude au cas où… C’est important car si la banque vous dit « On vous prête mais vous devez mettre 20 000 $ de plus en apport » et que vous ne les avez pas, la vente vous file entre les doigts !

Huitième étape : le prêt

C’est le moment où vous décidez exactement du montant de votre apport, du montant de votre prêt, des conditions (taux, ouvert, fermé, assurance, etc.) Bref des trucs qui m’échappent un peu, c’est Monsieur le spécialiste.

Neuvième étape : l’assurance

De loin la plus grosse galère de l’aventure ! Si vous achetez un condo ou une maison, c’est pas un problème, mais si vous achetez un plex, ou PIRE, un plex dans lequel vous n’allez pas habiter (en tout cas dans notre cas, pas tout de suite), bonjour l’angoisse ! J’ai passé beaucoup de temps au téléphone et je résume brièvement ici…

– On répond à 1000 questions parfois pertinentes mais parfois pas du tout (quelle est la superficie du cabanon au fond du jardin ?)

– On vous assure sans aucun  problème, sauf les dégâts d’eau (le truc super courant évidemment, donc non merci, ciao bye !)

– On vous assure pas, car trop gros risque, un évier a refoulé en 2009 (hum OK…)

– On vous assure mais on envoie ENCORE quelqu’un faire une inspection du bâtiment.

Bref voilà ça m’a totalement lessivée cette recherche, j’en avais vraiment mais alors vraiment marre de tout ça…

Dixième étape : le notaire

Le grand jour est arrivé, celui de la signature, devant le notaire… parce que tant que c’est pas signé, c’est pas signé 😉 Il peut se passer 10 000 choses mais ce jour-là c’est bon, les papiers sont signés et vous avez les clés en main, la propriété est à vous, enfin !

Évidemment quand on achète un plex, les choses ne s’arrêtent pas là, il faut gérer les locataires, etc. mais c’est un autre sujet sur lequel j’aurais sûrement l’occasion de revenir dans quelques mois 😉

Musée Redpath avec des enfants de 4 ans

Catégorie Balade, Vie montréalaise le 22 avril 2015 par Marion — Soyez le premier à commenter !

Lundi, la cuvée des bébés 2014 était à la garderie, et on a profité des grands toute la journée ! Direction McGill et le musée Redpath, un musée pas très connu et gratuit (contribution volontaire) avec une belle collection de coquillages, pierres, squelettes de dinosaures, animaux empaillés, momies, arts primitifs, etc.

Les enfants ont surtout aimé la partie animaux empaillés et squelettes de dinosaures (les coquillages aussi !), mais dans la semaine j’avais du répéter plusieurs fois à TiBibou de ne pas s’inquiéter car tous les gros animaux qu’on allait voir étaient morts depuis belle lurette ! Tout rassuré qu’il était, il a donc profité du musée avec ses amis.

Le dernier étage était consacré aux arts divers et variés (Afrique, Rome antique, Japon, etc.) J’essaie de capter son attention un minimum parce que ça commençait à ne plus trop l’intéresser, en lui montrant de vieux instruments de musique africains.

– Regarde les vieux instruments de musique, comme ils sont chouettes !

– Oui mais ils sont morts hein, maman ???

😉

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NB2

NB3Photos : Nolwenn
Retouches : Marion

 

La pasta carbonara

Catégorie Cuisine le 12 avril 2015 par Marion — 4 commentaires

On va s’arrêter là pour l’italien… autant je suis encore à peu près capable de le comprendre et de le traduire, autant le parler c’est une autre affaire 😉

Bref je m’en viens vous parler cuisine aujourd’hui ! Cuisine italienne donc !

Et je suis à peu près certaine qu’hormis quelques personnes ici et là bien informées/avec des origines italiennes/ayant séjourné en Italie (à vous de choisir…), la plupart d’entre vous faites des pâtes carbonara qui n’ont en fait rien d’italien… J’étais dans le même bateau jusqu’à la semaine dernière quand je suis tombée sur cet article.

Ah…

Des années de « carbo » avec lardons, crème et oignons… piiiiire même ! Je préférais y mettre du jambon et tout le monde autour de moi criait toujours au scandale genre « han la la, mais Marion c’est des l.a.r.d.o.n.s dans la carbo, franchement ! »

Bon ben je peux maintenant clouer le bec à tout le monde… tout le monde avait tort et la carbonara c’est sans crème, sans lardons et sans oignons, juste avec des jaunes d’oeufs, de la pancetta, du parmesan (et de l’huile d’olive et du poivre…)

En tout cas je vous laisse lire l’article, qui en plus d’éclairer nos lanternes, est très bien écrit et très très drôle ! C’est un peu long mais ça vaut le coup de se poser 5 minutes pour le lire.

Bref Floriana MERCI pour la petite mise au point culinaire, c’était clairement plus que nécessaire… car on a testé LA vraie recette donc ce midi et c’est vraiment excellent !

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